Sur les routes sinueuses de Kabylie on ne rencontre pas seulement des singes mais aussi de magnifiques poteries exposées pour la beauté des yeux des touristes séduits par les mille et une couleurs de l'artisanat kabyles.




mon papounet
De véritables petites merveilles décorées de symboles géométriquesqui évoquent ceux des tatouages et des bijoux berbères.

une jarre décorative ...

des assiettes et un bougeoire berbères
L’exode rural et le développement d’une économie globale étouffe malheureusement cet artisanat. Il menace aussi la transmission de la fabrication à la main des jarrres, couscoussiers, vases, lampes à huile, objets de cérémonie de mariage, etc. Des objets usuels indispensables encore dans les petits villages berbères dont la fonction n'est pas, contrairement à ces photos, seulement décorative.
Ces poteries sont fabriquées à partir de l'argile, matière première qui se trouve en abondance près des villages.
Et enfin un grand symbole!

Cette objet est une sorte de courge vidée qu'on remplit de petit lait que les femmes berbères secouent pour fabriquer leur beurre. Ce mouvement de va-et-vient ,"ssendu" en kabyle, permet de séparer le lait du beurre.

Voici un cadre en noir et blanc que j'ai acheté en kabylie représentant une femme kabyle chez elle dans sa maison traditionnelle entrain de fabriquer du beurre à l'ancienne en chantant .
Cette technique n'est pas exclusivement kabyle. Les régions du sud algérien par exemple font la même chose mais au lieu d'utiliser une courge, c'est une peau de mouton traitée qu'ils remplissent de lait et ils procèdent de la même manière .
Cette technique est rendu célèbre dans la chanson d'Idir "ASSENDU" dont voici un petit extrait traduit:
"Ssendu ssendu fked udi amellal (Ssendu ssendu pour un beurre blanc), Sssendu ssendu akken an tccar abuqal (ssendu ssendu pour remplir la cruche) ndu ndu ay ighi efk-d tawaract n wudi (lait, donnes une motte de beurre) Akken i t-netmenni (comme on la voulu)"
La femme berbère chante en prenant à temoin cette courge bienfaitrice qu'elle considere comme confidente des moments difficiles et en priant d'obtenir du bon beurre grâce à dieu (Ighi ad indu ifru /S ifdel-ik a baba-inu)
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